J.A. Baettig

J.A. Baettig

Le Val des Fées


Le Val des Fées en version ePub

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Le val des Fées front moins vert RGB.jpg

 

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Des extraits sont disponibles sur ce blog sous l'onglet "Val des Fées".

 

N'hésitez pas à laisser vos commentaires et impressions !

 

Enjoy !


05/11/2016
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Le Val des Fées enfin édité !!!

Et voilà !!! 

 

Mon tout premier bébé enfin disponible à la vente sur Lulu.com.

 

Vous trouverez le lien de la libraire sous la section "A découvrir" à droite de votre écran.

 

Comme il s'agit d'une librairie internationale, n'oubliez pas de choisir votre pays de résidence une fois que vous serez sur leur site.

 

J'espère que vous aurez autant de plaisir à le lire que j'en ai eu à l'écrire !

 

N'hésitez pas à laisser vos commentaires sur le blog ou sur ma page facebook J.A. Baettig

 

 

 

Val des Fées complete CMYK.jpg

 

Bientôt également en vente sur Amazon et d'autres sites en ligne.

 

Copyright©J.A.Baettig

 

So enjoy !


09/10/2016
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En avant première exclusive

La couverture du Val des Fées !

 

A paraître tout prochainement...

 

Le val des Fées front RGB.jpg


02/10/2016
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Le Val des Fées - extrait 3

Ce fut un autre coup de coude qui me tira de mon sommeil quelques minutes plus tard. Du moins, c’est l’impression que j’eus. Je grognai et me retournai contre le mur.

—    Allez lève-toi !

—    On est dimanche !

—    Justement.

Le dimanche était notre seule matinée de congé de la semaine. Le seul matin où nous étions dispensés de corvées, et pouvions trainasser au lit jusqu’à midi, si l’envie nous en prenait. Ce qui n’était de toute évidence pas le cas de Luel.

Voyant que je ne bougeais pas, elle me secoua plus vigoureusement.

—    T’étais avec moi ? Ce matin… dans le bar… oui ou non ? grognai-je.

—    Oui. Mais là il est neuf heures, Pierre-Samuel est parti à la messe et il faut absolument que vous vous leviez.

—    Mais pourquooooi ?!

—    Parce que. Allez viens !

Je roulai en bas du lit, plus que je n’en descendis et tout en maugréant, enfilai un bas de jogging. Luel me lança mon sweater à capuche Quicksilver.

—    Euh non là, j’pense pas que ça va être nécessaire, il doit déjà faire au moins vingt.

—    Pas là où on va.

—    Et c’est où ? là où on va ? si ce n’est pas trop demander.

—    Si tu arrêtais de poser des questions, on y serait déjà.

Je jetai un regard à Niah mais celui-ci était déjà prêt au garde à vous. Le contraire m’eut étonné. Qu’y avait-il à espérer de la part d’un gars amoureux ? Rien, si ce n’est de sauter à pieds joints dans les emmerdes.

En passant par la cuisine, j’attrapai un morceau de tresse et traînai les pieds à leur suite. Luel nous fit traverser le pré, puis grimpa le talus du sous-bois.

Génial. Randonnée en famille du dimanche matin… Le charme bucolique des prés fleuris et les oiseaux… La merde ! J’veux retourner me pieuter !

Regardant mes pieds, pour ne pas trébucher dans les enchevêtrements de racines, je suivis les deux autres à travers le bois, jusqu’à une clairière, parsemée de petits sapins, dressés ici et là, au petit bonheur la chance.

—    Magnifique ! Très romantique. On peut rentrer maintenant ?

Luel poussa un soupir d’exaspération, tandis que je me penchai en avant pour lui jeter un regard noir. Mais c'est de surprise que mes yeux s’écarquillèrent. Bien qu’il n’y avait absolument aucun souffle d’air, un vent imaginaire ébouriffait ses cheveux dans tous les sens, comme si nous étions au cœur d’une violente tempête.

—    Oh wouaw ! m’exclamai-je, oubliant d’un coup que j’étais fatigué et de mauvaise humeur. Qu’est-ce que c’est cette sorcellerie ?

Je ne savais plus trop quoi croire et avais la terrible impression de nager en plein délire. Peut-être étais-je toujours en train de rêver, perdu au fond des limbes éthyliques.

Dégelant, je suivis les deux autres jusqu’au milieu de la clairière, où Luel nous fit arrêter devant un trou béant. Un truc à se péter la jambe certain. Je regardai autour de moi, comme s’il y avait une explication logique, à ce qu’il manque tout un morceau de sol. Luel s’accroupit au bord du trou et passa les pieds à l’intérieur. Une fois redressée, le bord du trou lui arrivait à la taille.

M’accroupissant à mon tour, je découvris qu’il ne s’agissait pas juste d’une simple faille dans le sol, mais que quelqu’un y avait façonné des marches d’escalier rudimentaires, à même la paroi en terre. Tout à fait réveillés et très intrigués, Niah et moi, descendîmes à sa suite.

—    Comment as-tu découvert cet endroit ? demanda Niah. 

—    Par hasard.

—    Ça t’arrive souvent de te balader par hasard dans la forêt ? répliquai-je.

Elle se contenta de hausser les épaules et d’allumer la lampe de poche. Arrivés en un seul morceau au fond du trou, nous nous enfilâmes dans un interstice de roche, tellement étroit, que Niah dû se courber en deux. Je me sentis soudain légèrement claustrophobe.  

—    Oh putain ! fis-je lorsque mon pied dérapa sur une surface glissante. C’est de la glace !

—    Je pense que nous sommes dans une ancienne glacière, répondit Niah sur son ton agaçant de monsieur-je-sais-tout, tout en s’accrochant à la paroi.

—    Glacière ? Dans le genre petit frigo de plage ? demandai-je en me dirigeant à mon tour vers la paroi.

—    Non, glacière dans le genre cubes de glace avant l’arrivée des congélateurs.

—    Ah ouais, le genre super pratique quoi. Tu veux une limonade ? Ouais avec deux glaçons s’il te plaît. Bouge pas, je pars en expédition spéléologique pour t’en ramener. Je devrais être de retour dans une semaine, répliquai-je railleur avant de glisser malgré moi, sur quelques mètres supplémentaires. Wow !

—    Attention ! Je pense qu’il y a un gouffre de ce côté-ci, avertit Luel en balayant l’endroit de son faisceau lumineux.

—    Tu penses… répliquai-je sarcastique. Si t’avais dans l’idée de nous faire tuer, t’avais qu’à demander à Niah de prendre le volant. Ça aurait été beaucoup plus simple, ajoutai-je en me déplaçant comme un crabe sur la glace. 


22/03/2015
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Le Val des Fées - extrait 2

Niah avait le visage fermé, tandis que Luel semblait extrêmement contrariée.

—    Quoi ?

—    Rien, répondit Niah. Passe derrière.

—    Ouais, répondis-je gagné par leur morosité. Je peux savoir ce qui ne va pas ? Ne me dis pas, fis-je en me tournant vers Luel, que toi qui viens de New York, tu ne rêvais pas d’un après-midi shopping après plus de trois semaines à jouer les Laura Ingalls dans la petite maison dans la prairie.

—    C’est pas ça, maugréa-t-elle en bouclant sa ceinture.

—    C’est quoi alors ?

—    Rien.

J’abandonnai. Des rabat-joie. Il n’y avait pas d’autres mots. Je me laissai tomber contre le dossier et attendis que notre chauffeur veuille bien démarrer. Finalement cela aussi tint du miracle.

Il lui fallut tout d’abord plus de cinq minutes pour programmer son stupide GPS. Personnellement, j’étais de l’avis de Grand-père Sam, rien ne valait une bonne vieille carte routière, de celle qu’on n’arrive jamais à replier correctement. Finalement, après avoir consciencieusement programmé son truc, Niah se rendit compte qu’il n’avait aucun endroit pour le poser. Il demanda alors à Luel si elle voulait bien le tenir. Celle-ci lui jeta un regard noir avant de le lui arracher des mains. Bonjour l’ambiance. Puis après avoir réglé le GPS, vint le moment de régler le véhicule. Niah commença par un petit ballet du siège conducteur. En avant, en arrière, en avant… pour finalement se retrouver coincé, à trois centimètres du volant, le dos droit comme un i, les genoux sous le menton.

Le rétroviseur central, trois minutes, le rétroviseur extérieur, trois autres minutes, le test des clignotants, des essuie-glaces… trois cent ans plus tard et autant d’araignées logées dans mes cheveux, Niah tourna enfin la clef du contact. Ça y est, on y était, c’était parti ! Enfin pas tout à fait… Le boîtier de vitesses émit un son proche du dernier râle lorsque Niah enclencha la marche arrière et c’est parcouru de soubresauts chaotiques, que nous quittâmes la cour. Secoué comme un prunier, je m’agrippai au siège passager avant, où par rétroviseur interposé, je vis Luel écarquiller ses grands yeux vert émeraude. Au bout de la cour, Niah exécuta un demi-tour pour virer la voiture de bord et passa la première. La deuxième souffrit un peu mais la voiture finit par atteindre les trente kilomètres heure. Au bout du chemin de terre, Niah freina, normal il y avait un stop, puis saisissant une opportunité dans le trafic, embraya et… cala.

—    Rassure-moi, tu l’as ton permis ? Ou c’est papa qui a soudoyé l’instructeur.

—    Fuck Caleb, me répondit l’intéressé.

Il remit la voiture en marche et nous gagnâmes enfin la route, à nos risques et péril. A vrai dire nous roulions si lentement, que nous fûmes à deux doigts de nous faire dépasser par un tracteur. Quant à moi, je préférai me tasser au fond de mon siège et boucler solidement ma ceinture. Je commençai à regretter que Grand-Père Sam ne nous ait pas accompagnés.

Luel s’éclaircit la gorge.

—    Excuse-moi mais c’est quatre-vingts.

—    Et alors ? demanda Niah, totalement étranger au côté sarcastique de la remarque.

—    Alors tu es à soixante.

A oui vraiment ? J’aurais dit quarante.

—    Les limitations de vitesse sont là pour nous indiquer le plafond maximum à ne pas dépasser, répondit Niah. On n’est pas obligé de l’atteindre. Une conduite prudente est une conduite sécuritaire.

—    Entre prudent et trop lent il y a une différence ! s’exclama Luel au bord de la crise de nerfs. Et la différence c’est que là t’es un danger public en forçant les autres automobilistes à nous dépasser !

—    Personne ne leur a demandé de rouler aussi vite, aussi, répliqua Niah, sûr de sa bonne foi.

Personnellement je ne connaissais rien à la circulation routière mais j’étais davantage de l’avis de Luel.

—    Mais c’est quatre-vingt ! s’exclama cette dernière.

—    C’est une limitation, pas un objectif ! renchérit Niah.

S’en suivit un flot continu de syllabes anglaises inintelligibles pour moi, mais que je traduisis par : « t’es qu’un immense crétin qui va tous nous faire tuer !». Mais ne présumons de rien, mon niveau d’anglais se situant en dessous du niveau de la mer. Cependant, il eut été fort étonnant, au vu de l’intonation et du regard assassin qu’elle lui lançait, elle soit en train de lui dire. « Oh pardonne-moi Niah, tu as raison, soyons prudents et si nous prenions plutôt le car postal ? ».

Et pourtant, ce ne fut rien en comparaison de l’allure qu’il nous fit prendre lorsque s’amorcèrent les premiers virages. Par curiosité, je jetai un regard au cadran par-dessus son épaule, l’aiguille cette fois-ci, était belle et bien positionnée sur les quarante. C’était certain, nous allions nous faire tuer. Ma main se crispa un peu plus fort sur ma ceinture de sécurité et j’envisageai même de carrément passer dans le coffre. Pourvu qu’aucun animal sauvage n’ait la stupide idée de traverser la route, parce que sinon, nous étions bons pour nous entretenir avec Saint-Pierre dès ce soir.

Lorsque nous débarquâmes enfin en ville, après plus d’une heure de route, sur un trajet qui aurait dû nous en prendre trente à peine, je fus à deux doigts d’embrasser le sol.


02/02/2015
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Le Val des Fées - extrait 1

Le lendemain matin à cinq heures tapantes, nous étions tous les trois debout et alignés contre le mur de l’étable, prêts à suivre Pierre-Samuel dans sa tournée des tâches. Tâches qui dans moins de vingt-quatre heures à présent, allaient devenir nôtres. Enfin, quand je dis « prêts », c’était peut-être un peu prétentieux de ma part.

Caleb, en marcel vert militaire et bermudas blanc et noir, dormait littéralement les yeux ouverts. Niah de son côté, en jeans et chemise, dont il avait retroussé les manches, aurait plus eu sa place dans une bibliothèque universitaire, que les deux pieds dans le foin, pour ne pas dire autre chose. Il avait une manière de se tenir si droite et figée, qu’on aurait pu penser qu’il était une jeune recrue de l’armée au moment de l’inspection générale.

Rompez petit soldat.

Quant à moi, dans mon petit short jeans et mon survêt gris à capuche marqué NY en jaune, je n’avais guère chaud. Les deux mains dans les poches, la capuche rabattue sur la tête, plus pour éviter les regards curieux de mes cousins que pour me réchauffer, j’essayai de me faire toute petite dans mon chandail. Ils étaient où les vingt degrés Celsius annoncés ? Une chance que j’avais laissé tomber les lunettes de soleil. A cinq heures du matin de toute façon, ce n’était pas franchement nécessaire.

Pierre-Samuel dut arriver à la même conclusion, sur le fait que nous n’étions pas prêts, parce que sa première tâche fut de nous faire troquer nos baskets pour une paire de bottes en caoutchouc, qui finalement ne s’harmonisa avec aucun de nos styles.

—    Bon les enfants, fit Pierre-Samuel en frappant trois coups dans ses mains. Voici l’étable. Neuf vaches, six veaux, deux ch’vaux et un âne. Ou Anette, Angélique, Anis, Badiane, Coriandre, Fenouil, Hysope, Mélisse et Menthe. Gaspard et Théodore et enfin Léon. Les veaux n’ont pas d’noms puisqu’ils sont destinés à la boucherie.

Hé, hé ! Il a donné des noms aux vaches… Ridicule.

La traite de vaches fut attribuée à Caleb, comme le soin de tous les animaux de l’exploitation d’ailleurs. En plus de l’étable, il y avait un clapier, avec une douzaine de lapins. Eux non plus n’avaient pas de noms, signe qu’ils n’allaient pas tarder à finir en civet. Un poulailler avec un coq et trois poules, Ginette, Odette et Blanchette. Elles apparemment, allaient échapper au couperet. Ce qui n’était pas le cas de la dizaine de poulets qui couraient gaiement dans l’enclos d’à côté, complètement étrangers au sort qui les attendait.

Bande d’inconscients !

Dans l’enclos des porcins, nous eûmes l’indescriptible joie de découvrir une truie et ses huit porcelets qui piaillaient comme des beaux diables. Qui parlait du calme de la campagne ?

Pendant que Pierre-Samuel expliquait à Caleb comment s’en occuper et comment nettoyer l’enclos, j’en profitai pour m’asseoir un instant sur la barrière, tandis que Niah prenait appui à côté de moi. Nous observâmes, non sans un certain amusement, Caleb se démener pour attraper l’un des porcelets, à qui il devait mettre des gouttes dans les oreilles.

J’avais du mal à croire que deux jours auparavant, j’étais encore à New York, dans un penthouse tellement rutilant que l’on avait 80% de chance, et cela tous les jours, de se casser une jambe en traversant le marbre de l’entrée et qu'aujourd’hui, je me trouvais ici, les deux pieds dans la gadoue, chaussés de grosses bottes en caoutchouc. Mais ce que j’avais encore plus de mal à croire, c’était que ma mère avec ses escarpins et ses tailleurs à mille et deux mille dollars, ait grandi ici, au milieu des porcs et des vaches. Ca c'était vraiment inconcevable.  


21/12/2014
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Le Val des Fées - 4e de couverture

 

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Exilés dans un petit val perdu, Niah 20 ans, Luel 19 ans et Caleb 18 ans, trois cousins-cousine qui ne se connaissent pas, se voient contraints de passer leur été dans la ferme ancestrale d’un grand-père dont ils ignoraient jusqu’à l’existence.

 

Une chambre, deux lits, une douche au fond du jardin, pas de connexion internet, à une demi-heure de marche du village le plus proche, ils ont littéralement l’impression d’avoir atterri en plein Moyen-Age. Mais c’est le prix à payer pour échapper au système judiciaire, qui les poursuit pour trafic de drogue, meurtre et lien avec la mafia.

 

Pourtant, cet été qui s'annonçait comme mortellement ennuyeux, va rapidement se transformer en une aventure qui changera à jamais le cours de leur vie.


01/08/2014
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